Les devoirs

C’est la rentrée, « ça y est !». Les enfants vont  retrouver les copains de classe, les nouveaux instituteurs ou les nouveaux professeurs. Ils retrouveront aussi les devoirs ! Les adultes, quant à eux, vont retrouver l’ambiance, pas toujours gaie, du travail. Pour les frères et sœurs, c’est le moment de renouer avec la vie de l’église locale. Celle qu’on nomme affectueusement, « mon » église. Le lien affectif qui nous lie à elle, est une bonne chose car cela signifie que l’on y a tissé des liens d’amitié fraternelle. La vie d’église, c’est aussi des devoirs et des responsabilités. Pourtant la « mode » est au nomadisme. Dans beaucoup de grandes villes, les pasteurs font le même constat, certains abandonnent leur église. Oui ! Mais pourquoi ?

Personnellement je vois trois raisons à cela :

  • La frustration
  • Le(s) besoin(s) inassouvi(s)
  • L’immaturité spirituelle

La frustration peut avoir plusieurs sources comme la convoitise ou la soif spirituelle. La première est éminemment négative quant à la seconde, elle, est beaucoup plus valorisante. Seulement lorsqu’aucune solution n’est donnée, elles aboutissent au même résultat, la fuite. La convoitise est le résultat des désirs de la chair alors que la soif spirituelle résulte de l’action de l’Esprit. Nous pouvons y voir l’œuvre du Diable mais le plus souvent c’est de notre fait. Quand Satan ne peut nous freiner, par les tentations de la chair, il nous pousse dans les bras du mysticisme.  Cependant, rien ne se passerait si nous n’avions, à l’image de Christ, aucune convoitise intérieure.

Le besoin inassouvi est plus profond. Il est le résultat de manques venant du passé qui n’ont pas été comblés par notre relation avec Christ. Il y a comme un hiatus à ce niveau puisque par définition Christ est parfait donc il comble tous nos besoins. Le problème ne peut être que notre fait. Il y a plusieurs types de besoins, bien sûr ! Intéressons nous aux besoins du domaine spirituel puisqu’il est évident que, là, seule notre relation avec Christ y remédie. La plupart du temps les déserteurs de nos églises disent la même chose pour se justifier : « il n’y a pas d’Amour dans cette église!». Nous leurs répondons invariablement que s’ils en apportaient, eux, de l’Amour, ils n’en auraient pas manqué, n’est-ce pas ? Certes, mais il y a aussi un autre argument qui, lui, est bibliquement justifié :

1 Jean 2/18 «  Petits enfants, c’est la dernière heure, et comme vous avez appris qu’un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il soit manifeste que tous ne sont pas des nôtres. »

S’ils nous ont quittés, c’est qu’ils n’étaient pas des nôtres, bien qu’au milieu de nous. Nous pouvons affirmer que certains sont partis pour rejoindre le monde et ses plaisirs. Ce n’est pas nouveau, Démas l’avait fait en son temps : 2 Timothée 4/10  « … car Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique …». Mais d’autres sont venus comme des loups au milieu des brebis. Ils ont lâché leur venin et sont partis vers d’autres lieux pour détruire car leur Père est le Diable.

Enfin, il y a l’immaturité spirituelle. De loin, c’est le problème le plus dévastateur car nous ne sommes pas tous matures dès notre conversion. Nous devons évoluer vers la maturité le plus rapidement possible. En route, n’oublions pas ce que nous dit l’épitre aux Hébreux : « N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques–uns ; mais exhortons nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. » Hébreux 10/25.

La maturité spirituelle, c’est, avant tout, considérer les besoins de l’autre, avant les siens :

Luc 10/27, 28 « (le pharisien) répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi–même. Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela, et tu vivras. »

Il est arrivé que Jésus serve sans dormir et sans manger lorsque la foule le pressait. Il guérissait les malades. Il relevait les cœurs brisés et délivrait les démoniaques. Il se rendait disponible. Il a répondu à tous nos besoins, en s’offrant à la croix. Heureusement qu’il a accompli son devoir jusqu’au bout ! Et nous, sommes nous prêt à aller jusqu’au bout avec lui ? C’est notre devoir de disciple!


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