Des feux que l’on fuit et des feux que l’on suit !

Encore une fois l’actualité de ce mois d’Août fut des plus « brûlantes ». Les incendies, de ce mois, ont jeté des gens hors de leur maison. Notre assemblée a échappé aux flammes de bien peu et beaucoup ont fait l’expérience de l’angoisse, face aux flammes.

Il y a des feux que nous fuyons parce qu’ils sont de nature mauvaise comme celui que j’évoquais plus haut. Ils tiennent, de leur nature, cette capacité à nous effrayer et à nous fasciner tour à tour. Cette fascination morbide pour le feu est appelée la pyromanie.

C’est une perversion de l’esprit. Spirituellement, la même maladie peut être diagnostiquée chez certains membres de nos églises. Certains s’enflamment pour des prédicateurs virtuels, d’autres pour des ambiances d’église qui rappellent plus les boîtes de nuit.  La flamme la plus perverse est celle qui séduit par une doctrine de démon. Comme le feu, cela se communique rapidement et enflamme parfois une église, une région, voir un mouvement. Ces feux sont de ceux que l’on fuit avec la plus grande énergie. Ils sont capables d’énormes dégâts. Parfois ils nous jettent hors de notre église ou même de notre mouvement. Notre rôle, dans ce cas, est celui du pompier courageux qui affronte les flammes. En s’interposant entre le mensonge, feu du diable, et nos frères et sœurs, nous faisons l’œuvre de Dieu. Jésus l’a fait, lorsqu’il dit : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : « Tu ne tueras point !  Celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. » Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère: « Raca ! », mérite d’être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira: « Insensé ! », mérite d’être puni par le feu de la géhenne. » (Matthieu 5/21, 22)

Il fait l’œuvre d’un pasteur s’interposant entre le loup et la brebis.

Parfois, les pompiers sont obligés de détruire des parties de forêt qu’ils sont venus protéger. On appelle cela un « pare feu ». Il est arrivé que le Seigneur ouvre un « pare feu » en envoyant lui-même un feu consumant les mauvais ouvriers (cf. Lévitiques 10 avec l’affaire de Nadab et Abihu). C’est le même feu, sous une autre forme, qui agit dans l’église en l’amputant d’un élément (cf. Actes 5 avec l’histoire d’Ananias et Saphira). Paul nous engage à juger de la même manière le pécheur outrecuidant, en le « livrant à Satan ». Expression difficile et semblant radicale ! Pourtant on y voit la volonté de préserver l’église du péché.

Il y a des pompiers pyromanes (ne le sont ils pas tous un peu ?). Cependant seul le mauvais pompier passe à l’acte. Dans le domaine spirituel, la bible appelle ces derniers les mauvais bergers (cf. Ezéchiel 34). Ils sont sensés faire l’œuvre du berger et se transforment en loup. Leur avenir est tracé par leur souverain berger.

La question qui me vient maintenant à l’esprit, est la suivante : sommes-nous des pyromanes de la foi ?

Le psalmiste disait :

« Mon cœur brûlait au dedans de moi, un feu intérieur me consumait et la parole est venue sur ma langue.»(Psaumes 39:3)

Sans aucun doute, pour lui, l’image du témoignage se rapproche de l’incendie. Un pasteur m’instruisait sur l’efficacité dans le ministère, par cet adage qu’il avait lui-même entendu d’un de ses formateurs : « Brûle ! Et les autres viendront te voir brûler ». Ce qui est vrai, nous l’avons tous constater. Un prédicateur enflammé par l’Esprit embrase la foule. Pourtant, ce n’est pas le volume de la voix qui fait l’embrasement mais la présence de l’Esprit et ses manifestations.

Parler de « pyromane » de la foi semble un peu contradictoire ; La foi éteint plutôt l’incendie de l’incrédulité et de la tiédeur. Peut- on apposer la foi qui représente le summum de la sagesse et la pyromanie, folie de l’esprit ? Sans doute, car il faut être un peu « fou » pour croire ! Il faut être un peu fou pour prêcher, évangéliser ou même témoigner. La parole n’est venue sur la langue du psalmiste que lorsqu’un feu s’est allumé au-dedans de lui, le feu de la foi, allumé par le Seigneur :

Matthieu 3:11  « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. »

Ce feu est de celui que l’on suit avec ferveur. Mes frères et sœurs brûlons, brûlons pour le Seigneur, par nos jeûnes, nos prières et notre piété afin que d’autres (en aussi grand nombre que le Seigneur les appellera) viennent nous voir brûler !


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