A la grève !

Le ton que l’on met derrière cette interpellation fait toute la différence. Cela peut être un appel à commencer la grève. Cela peut aussi être le constat désespéré de l’état de notre mentalité nationale : ah la grève ! Encore la grève, toujours la grève. Il ne vous aura pas échappés que les grèves font rages dans notre pays en ce moment. Il est déplorable de voir combien nous sommes si gaulois dans nos cœurs. Il en encore plus déplorable de constater l’absence total de volonté de dialogue dans notre pays. Mais ce qui est le plus inadmissible se sont les actes de vandalisme qui s’invitent dans nos défilés. Grâce à Dieu la dernière « Marche pour Jésus » a été épargnée. Dans mon jeune temps, l’expression « le monde est entré dans l’église » était utilisée pour parler de la pénétration des batteries et autres instruments de concert rock dans nos églises. Aujourd’hui c’est une autre pénétration dont il faut parler. Celle-ci est bien établie. C’est celle de la rébellion à l’autorité. On pourrait se dire que c’est dans l’air du temps mais est-ce bien le cas ?

L’auteur de l’épitre aux Hébreux nous disait déjà ceci :

« Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte ; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage. » (Hébreux 13/17)

Paul de son côté nous admonestait de la manière suivante :

« Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux–mêmes. » (Romains 13/1)

Pierre quant à lui dans un équilibre qui lui était bien particulier nous disait :

« Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien.» (1 Pierre 2/13, 14)

Est-ce que, par « hasard », les gens de cette époque étaient tous gaulois ?

Non, bien entendu, mais ils étaient tous humains et le péché s’accrochait a eux comme à nous !

 

Que dirons-nous maintenant ? Soyons rebelle et Dieu reconnaîtra les siens ! Non, certes, non !

Pierre précise, à juste titre, que nous devons obéir non à cause des autres ce qui serait une convention sociale (pas mauvaise en soi), mais bien plutôt, « à cause du Seigneur ». Ce qui place la barre, pour le chrétien, bien au dessus des conventions socialo-morales.

La parole entière est un hymne à l’obéissance et à la soumission à l’autorité.

  • Jésus lui-même n’a pas était en rébellion contre l’autorité romaine.

« Pilate, ayant assemblé les principaux sacrificateurs, les magistrats, et le peuple, leur dit : Vous m’avez amené cet homme comme excitant le peuple à la révolte. Et voici, je l’ai interrogé devant vous, et je ne l’ai trouvé coupable d’aucune des choses dont vous l’accusez ; Hérode non plus, car il nous l’a renvoyé, et voici, cet homme n’a rien fait qui soit digne de mort(Luc 23/13, 15)

« Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : Je ne trouve aucun crime en lui. » (Jean 18/38)

« Rendez à tous ce qui leur est dû: l‘impôt à qui vous devez l‘impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur. » (Romains 13:7)

En cela Jésus a été exemplaire.

  • Jésus a été soumis a son Père en toutes choses jusqu’à la mort.

« Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » (Matthieu 26/39)

« C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel… » (Hébreux 5/7 à 9)

« …il s’est humilié lui–même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » (Philippiens 2/8)

  • Jésus a été récompensé pour son obéissance.

« C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au–dessus de tout nom… » (Philippiens 2/9)

  • Quelle est notre par et notre récompense ?

« Ainsi, mes bien–aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, portant la parole de vie ; et je pourrai me glorifier, au jour de Christ, de n’avoir pas couru en vain ni travaillé en vain. » (Philippiens 2/12 à 16)

La grâce est avant tout une « re-responsabilisation » devant le Père. Je ne marche plus selon le train de ce monde mais selon les valeurs de la Parole de Dieu qui se placent au dessus des conventions sociétales. Notre but est d’être irréprochable au jour de son avènement. Nous sommes des flambeaux dans ce monde et notre lumière ne doit pas être ténèbre. C’est la vie que nous apportons et la vie c’est l’obéissance et la soumissions à l’autorité céleste, sans contrainte mais avec amour.

« …afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus–Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2/10, 11)


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